Chirurgie orthognathique

Qaund faire une chirurgie orthognathique?

 

Une différence fondamentale entre les adultes et les enfants ou adolescents est l’absence de croissance. En présence d’un déséquilibre squelettique important entre les mâchoires, il peut être nécessaire d’avoir recours à une chirurgie à une ou aux deux mâchoires pour obtenir un équilibre adéquat entre les mâchoires.

Tandis que chez les patients plus jeunes, le potentiel de croissance peut être utilisé pour corriger un déséquilibre squelettique, comme par exemple lorsqu’une des deux mâchoires est trop avancée ou reculée par rapport à l’autre. (Voir la section Interception.)

La nécessité de l’association de l’orthodontie et la chirurgie maxillo-faciale est aujourd’hui reconnue de tous. Depuis une quinzaine d’années, les protocoles chirurgico-orthodontiques ont évolué dans le sens de la simplification, du fait d’une meilleure compréhension et d’une meilleure utilisation des possibilités des deux spécialités.

L’indication chirurgicale est le résultat d’une étude clinique et radiologique minutieuse qui associe les connaissances de différentes spécialités. Le chirurgien, le chirurgien-dentiste généraliste, le parodontologiste, l’orthodontiste, l’occlusodontiste et, si nécessaire, le prothésiste participent à l’élaboration du plan de traitement. Celui-ci peut bien sûr être modifié en fonction du déroulement initial de la thérapeutique et être révisé selon son évolution plus ou moins favorable. Mais il est fondamental que l’ensemble de la stratégie thérapeutique soit décidé au début du traitement et que le rôle de chacun soit défini de façon précise en ce qui concerne la durée et le moment son intervention.

Le rôle de l’orthodontiste dans ce contexte s’étend du début à la fin du traitement. 

Dans ce contexte l’orthodontie devra :

  • placer les dents dans une position optimale pour assurer la fonction occlusale après la chirurgie. C’est ici la notion de position des dents sur leur base qui intervient. La référence de positionnement est essentiellement céphalométrique.
  • traiter la dysharmonie dento-maxillaire. Il est à noter que le choix des extractions est souvent compliqué par l’absence de certaines dents, par la présence de prothèses fixées ou adjointes et par l’état dentaire que l’on rencontre très fréquemment à l’âge adulte.
  • prévoir les mouvements dentaires en fonction de la ou des ostéotomies choisies, de telle sorte que les dents ne soient pas un obstacle aux actes opératoires
  • Permettre, grâce à l’appareil fixe, d’assurer la contention intra arcade pour les ostéotomies segmentaires et interarcade pour les ostéotomies totales.

 

La première consultation

Bien souvent, la première consultation se fait chez l'orthodontiste. Soit le patient nous est adressé par son médecin-dentiste ou un autre médecin, soit le patient vient de son propre chef car il conscience d'une dysmorphose et souhaite y trouver une solution.

L'orthodontiste va effectuer un bilan (photos, moulages 3D des dents, radiographies et analyse de ces éléments) au terme duquel il sera en mesure de proposer un plan de traitement. Lorsque la chirurgie orthognathique est indiquée, le patient est invité à faire la deuxième consultation chez le chirurgien maxillo-facial.

Il arrive parfois que le patient consulte en premier lieu le chirurgien maxillo-facial. Ce dernier évaluera la malocclusion et expliquera au patient les objectifs d’une éventuelle chirurgie, les coûts qui y sont reliés, les étapes, délais, durée, risques, etc. afin que le patient puisse prendre une décision la plus éclairée possible.

La très grande majorité des cas de chirurgie nécessitent de l’orthodontie pour corriger les malpositions dentaires afin de préparer le cas avant la chirurgie alors, si le patient n’a pas déjà consulté un orthodontiste, le chirurgien le dirigera vers un orthodontiste pour une première évaluation orthodontique.

Anomalies sagittales: rétromandibulies

Demande du patient:

Le plus souvent, le patient se plaint d’avoir « les dents du haut trop en avant », parfois de posséder un « menton trop petit » ou un « nez trop grand ». Plus rarement, la forme ou l’interposition de ses lèvres peuvent le gêner. S’il existe une supraclusion, il peut abimer sa gencive (morsure palatine ou déchaussement de la gencive devant les incisives du bas) . Dans de rares cas, c’est un ronflement, voire même un syndrome des apnées du sommeil, qui motiveront la consultation.

La classe II squelettique:

Il s'agit de la majorité de nos patients. La mâchoire du bas est en retrait par rapport à la mâchoire du haut. Il y aura un décalage dentaire associé dans le sens sagittal et parfois aussi dans le sens vertical (béances, supracclusion incisives). En général ce trouble est accompagné d'une insuffisance transversale du maxillaire (endognathie maxillaire) et une courbe importante du plan occlusal (appelée courbe de Spee).

Anomalies sagittales: rétromaxillies